UN CANARD SUR LA LOUE est une revue trimestrielle entièrement réalisée par des bénévoles. Il poursuit son aventure sur le bord de la Loue depuis 25 ans. Tiré à 450 exemplaires, il parle de la vie associative, du patrimoine, de la nature, de l'histoire locale, etc. Ses abonnés sont du Val d'Amour, d'ailleurs et parfois même d'au-delà des océans. Il est pour ses fidèles lecteurs la Vitrine du Val d'Amour. Chaque numéro d’une trentaine de pages paraît à l’arrivée du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver.

Histoire - La Mairie de Villers-Farlay, monument historique


La mairie construite entre 1869 et 1872, en pierre calcaire du pays et en pierre taillée pour les angles, vient d’être inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques.
Dans son dictionnaire des communes du Jura (1855), Rousset indiquait une maison commune construite en 1783.
A ce sujet, les recherches effectuées par la Direction Régionale des Affaires Culturelles pour l’inscription du bâtiment à l’inventaire des Monuments Historiques, précisent que « l’ancienne maison commune et justice de paix n’était pas située à cet emplacement, que le plan cadastral de 1811 montre occupé partiellement par un petit bâtiment ». Tout donne à penser que les éléments antérieurs n’aient pas été ré-employés ou conservés dans l’édifice actuel construit entre 1869 et 1872.
L’architecte départemental du Doubs chargé du projet est Etienne-Bernard Saint-Ginest. Il n’est pas des moindres : employé par Baltard (les anciennes halles de Paris), avant d’être nommé au Département du Doubs, on lui doit, entre autres : l’Observatoire de Besançon, les anciennes Archives du Doubs, le Tribunal de Pontarlier, les fontaines de la place Jean Cornet et de la place Flore à Besançon. Les travaux adjugés le 15 février 1869 à Pierre-Claude Tournier de Mouchard furent réceptionnés le 7 mars 1872.
La mairie a été remarquée par les Monuments Historiques pour son architecture en général et sa construction en pierre du pays et en pierre taillée pour les angles des murs. Mais également par ce que tout est resté tel que l’architecte l’avait dessiné : des plafonds à voussure pour la salle de justice de paix et celle du conseil municipal, les lambris d’appui et les portes à panneaux, les moulures des portes intérieures, la grande et massive porte d’entrée, les cheminées en marbres divers, l’escalier en bois à une volée tournant à gauche et les grandes dalles du hall.

Colette Foisy
Canard n° 76, Automne 2005